Promouvoir l'innovation dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick
Le rapport du groupe d'experts sur le soutien
fédéral de la R-D : six
importantes recommandations
Le président du groupe
d'experts Tom Jenkins,
accompagné de Arvind Gupta, Monique F. Leroux et
Nobina Robinson, présentent leur rapport Innovation
Canada: Le pouvoir d'agir, au ministre d'État (Sciences
et Technologie) Gary Goodyear, le
17 octobre 2011. Absents de la photo : David Naylor et Bev Dahlby.
Ottawa, le 17 octobre 2011 — Le groupe d'experts
chargé de l'examen du soutien fédéral de la
R-D a remis
aujourd'hui son rapport à l'honorable Gary Goodyear,
ministre d'État (Sciences et Technologie). Le rapport
recommande au gouvernement fédéral de simplifier et
de mieux cibler le financement de cinq milliards de dollars que
celui-ci affecte chaque année à la R-D.
« Le gouvernement doit déployer plus d'efforts
pour aider nos PME innovantes à
devenir des entreprises de plus grande taille qui sauront mieux
concurrencer sur les marchés internationaux. Compte tenu de
la taille de l'économie canadienne, le soutien du
gouvernement à la R-D en entreprise au Canada
est parmi les plus généreux au monde, mais le faible
investissement des entreprises en R-D nous place près
des derniers, a déclaré Tom Jenkins, président du groupe d'experts.
Notre rapport présente un examen rigoureux de la question;
avec l'apport précieux des entreprises, des scientifiques et
du milieu de l'éducation, nous sommes arrivés
à des solutions concrètes. »
Ayant pour mandat de présenter des avis et
recommandations sur la manière d'améliorer les
programmes fédéraux pour bâtir une
économie plus innovante, le groupe d'experts a
rencontré plus de 160 intervenants partout au Canada;
il a reçu 228 mémoires, sondé plus de
1 000 entreprises, et consulté de nombreux experts au
Canada, en Europe, en Australie, en Asie et aux États-Unis.
L'examen ne pouvait donner lieu ni à une augmentation ni
à une diminution du financement global; il ne pouvait non
plus porter ni sur la recherche réglementaire des
laboratoires fédéraux, ni sur la recherche
fondamentale des établissements d'enseignement
supérieur.
« Ce que nous avons pu observer, c'est un
système de financement inutilement complexe et difficile
d'accès, a déclaré M. Jenkins. En outre,
des lacunes importantes entravent la croissance de nos entreprises
et empêchent le Canada de profiter pleinement des innovations
mises au point dans notre pays. »
Voici les principales recommandations du groupe
d'experts :
Créer un Conseil sur la recherche et l'innovation
industrielles qui serait chargé d'exécuter les
programmes fédéraux de soutien à l'innovation
en entreprise.
Il existe actuellement plus de 60 programmes qui
relèvent de 17 ministères fédéraux. La
création d'un organisme indépendant de financement et
d'exécution — le Conseil sur la recherche
et l'innovation industrielles — permettrait d'amorcer la
simplification du processus en créant un portail commun pour
les demandes. De plus, la mise en place d'un service de
« guide-expert » aiderait les entreprises
à trouver plus facilement les programmes correspondant
à leurs besoins.
Simplifier le régime de crédits d'impôt
utilisé pour soutenir les petites et moyennes
entreprises.
L'actuel programme de la recherche scientifique et du
développement expérimental (RS&DE) est si
complexe que beaucoup de petites entreprises font appel
à un consultant externe uniquement pour les aider à
présenter une demande. Plusieurs finissent par se
décourager et n'en présentent aucune. Il en
résulte que les petites entreprises se privent d'une part ou
de la totalité du crédit d'impôt qu'elles
auraient pu recevoir. Selon le groupe d'experts, le programme
gagnera en efficacité en étant calculé
uniquement sur les coûts liés à la
main-d'œuvre.
Faire de l'innovation en entreprise l'un des objectifs
clés des politiques d'achat et d'approvisionnement
Le gouvernement fédéral dépense des
milliards de dollars chaque année, mais pour ce qui est de
l'utilisation de ce pouvoir d'achat pour encourager l'innovation au
Canada, il fait piètre figure face à d'autres pays.
Le bon sens exige que nous réservions à l'innovation
réalisée au Canada une place de choix dans l'achat et
l'approvisionnement du gouvernement.
Transformer les instituts du Conseil national de recherches
du Canada en centres de recherche en collaboration de grande
envergure mobilisant les entreprises, le secteur universitaire et
les provinces
Le CNRC a été créé pendant la
Première Guerre mondiale pour renforcer activement les
capacités de recherche du Canada. Le Conseil a une longue
histoire pleine de rebondissements, ponctuée de
découvertes et d'innovations, dont les retombées
commerciales ont été nombreuses. Il fait encore
aujourd'hui un excellent travail, mais les activités de
recherche et de commercialisation ont pris une ampleur
considérable au Canada. Dans ce nouveau contexte, le CNRC
peut jouer un rôle unique en liant ses activités de
recherche à grande échelle et à long terme
à celles des universités et des entreprises. Le
groupe d'experts recommande de faire évoluer les instituts
du CNRC, conformément à l'orientation
stratégique actuelle, en les transformant en centres
à but non lucratif gérés avec les
intervenants, et en intégrant à d'autres
ministères sa recherche lié aux politiques
publiques.
Aider les entreprises innovantes à forte croissante
à accéder au capital de risque dont elles ont besoin
par l'entremise de la Banque de Développement du Canada
Les entreprises innovantes du Canada se heurtent à des
difficultés réelles lorsqu'elles cherchent à
obtenir des fonds de prédémarrage et du capital de
risque aux stades ultérieurs de développement. Ce
sont souvent des investisseurs étrangers qui comblent ce
manque; ainsi, une part trop importante des bénéfices
commerciaux et de la propriété intellectuelle finit
par quitter le pays. Demander à la BDC de travailler avec
des groupes d'anges financiers et de créer des fonds de
capital de risque et de capital de croissance aux stades
ultérieurs de développement rapportera des
dividendes.
Se doter d'une voix fédérale claire en
matière d'innovation et collaborer avec les provinces en vue
d'améliorer la coordination.
A l'heure actuelle, l'approche adoptée par l'ensemble de
l'administration fédérale à l'égard de
l'innovation manque de clarté. La
responsabilité est partagée entre plusieurs
portefeuilles. Le premier ministre devrait attribuer la
responsabilité de l'innovation à un seul ministre,
qui serait épaulé par un comité consultatif
pangouvernemental sur l'innovation. Le comité consultatif
devrait être créé à partir de l'actuel
Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI)
et être composé d'intervenants de l'extérieur.
Ces derniers travailleraient ensuite avec les gouvernements
provinciaux et territoriaux pour engager un dialogue fondé
sur la collaboration, et ce, dans le but d'améliorer la
coordination et les résultats.
« Je félicite le ministre Goodyear et le
premier ministre Harper pour avoir su reconnaître que le
gouvernement fédéral devait revoir son mode de
soutien à la R-D dans notre pays et
j'espère qu'ils jugeront nos recommandations utiles, a
conclu M. Jenkins. J'aimerais également remercier de leurs
contributions mes collègues experts Bev Dahlby, Arvind
Gupta, Monique F. Leroux, David Naylor et Nobina Robinson.
Ensemble, nous sommes parvenus à des solutions très
concrètes qui permettront au Canada de libérer
pleinement son potentiel et de figurer parmi les chefs de file
mondiaux de l'innovation. »
Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser
à :
Mélanie Robert
Directrice, Consultations et communications, Secrétariat du
groupe d'experts chargé de l'examen du soutien
fédéral de la R-D 613-960-9400
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